« la voiture de Françis »
Célébration du 100e anniversaire du voyage Jura-Paris de Guillaume Apollinaire, Francis Picabia et Marcel Duchamp. Cette voiture est garée devant la maison où ils séjournèrent pendant la durée de l’événement.
Village d‘Étival France 39130
Cette voiture en carton est un clin d’œil au collectionneur de belles mécaniques qu’était Francis Picabia, une pièce supplémentaire absurde et dérisoire destinée à disparaître au lendemain de l’événement. Un seul matériau volontairement pauvre, un objet fragile et statique et en ce sens totalement inutile, un objet tout sauf sérieux dont on peut trouver une lecture dans l’anagramme de cARTon.
Au final, bien loin d’une nostalgie rassurante, juste un sourire.
« charcuterie »
avec patrice ferrasse
arteppes / annecy / 2015
Une envie…une provocation…une invitation…un slogan…un concept?
…tout cela à la fois, du singulier dans du pluriel, du cru contre l’ennui du réchauffé, du féminin conjugué avec du masculin, des histoires de hauteur et de profondeur,des objets qui tournent, qui pendent ou qui se tendent, des aspirations, des appropriations, un contre-pied-de-nez aux définitions, du pop dans la représentation, du minimal dans la présentation, du virtuel dans le virtuose.
Pour cette conversation 2015, l’arteppes invite Patrice ferrasse, un artiste à la démarche persistante, qui prend un plaisir opiniâtre à se jouer des codes et des représentations, à provoquer les définitions puis, lorsqu’elles se présentent, à leur échapper aussitôt. Cette énergie, dépensée à travestir la réalité, à questionner les genres, à inverser les rôles, à retourner les situations, à contrarier les cloisons, à déjouer les systèmes et se jouer des objets, est produite par la friction de deux concepts : le trans et la transe. Une histoire de rythmes, de passages, de transports, de métamorphoses et d’échanges. Quoi de plus naturel alors pour Patrice Ferrasse que d’inviter Michel Delacroix, un autre « passeur » qui produit par ses multiples activités des rencontres, des glissements, des conjonctions propices à réfléchir à l’application que l’on fait de l’art et des contextes… Une manière au passage de rendre l’invitation que Michel lui avait faite en 2007 pour la première exposition chez-robert…
L’un et l’autre, amateurs de détournements, d’obturations et d’ambiguïtés, évitent le démonstratif et se stimulent mutuellement avec la rigueur que le sens de l’humour requiert pour éprouver la réalité de l’espace en l’investissant le plus concrètement possible.
Olivier Godeux
« robert chez nelson »
… marcel chez robert.
Voyageant avec son dispositif dans ses valises, l’artiste s’est rendu à Kansas City, et à l’intérieur du Musée Nelson-Atkins a reconstruit son espace d’exposition pour y installer une des pièces de la collection, la célèbre « Boîte-en-valise » de Marcel Duchamp. Le geste de terminer le projet par sa mise en boite, est une façon de clore le potentiel que cet espace avait suscité pour passer à une autre étape. Avec cette intervention, Michel Delacroix clôt un chapitre important de son œuvre d’artiste qui l’a mené à agir en tant que commissaire et souligne le coté poupée russe de ce projet.
>>> voir l’exposition
« bugs »
2013 « la briqueterie » 71420 CIRY-LE-NOBLE
Découvrant le chantier d’ « archéologie contemporaine » à Pouilloux, l’idée est venue d’utiliser une partie des moules exhumés du dépotoir de cette ancienne fabrique industrielle d’objets en céramique pour produire une nouvelle typologie d’objets uniques et singuliers. Le fait d’appareiller les moules de manière aléatoire ouvre d’autres possibles, fait éclore de nouveaux objets au statut ambigu, œuvres uniques nées d’un processus industriel réactivé et détourné.
(pièces réalisées lors d’un workshop à l’école d’art de Limoges)
« Faire un plan »
Hôpital de Lons le Saunier, 2011
Ce projet s’inscrit dans le cadre de « culture à l’hôpital ».
Pendant plusieurs mois mdlx était présent à l’hôpital en vue d’établir des rencontres au cours desquelles les patients étaient invités à raconter des trajets, des parcours ayant marqué leur vie, récits prolongés ensuite sous la forme d’un dessin, d’un plan.
Les traces de cette expérimentation sont la matière de la mise en espace de l’exposition. Ces signes, ces tracés s’affranchissent des anecdotes, transcendent les trajets individuels afin d’ébaucher une cartographie générique conservant la densité et la charge émotionnelle initiale.
« cynthia »
exposition du projet 2, 2011
Cynthia est un projet initié par les artistes Patrice Ferrasse et mdlx. En 2009, ils ont réalisé une fiction d’une artiste nommée cynthia dont la production a été exposée en été 2010.
A la suite de cette épisode, ils ont éprouvé le besoin de s’affranchir de la fiction et d’incarner véritablement Cynthia. Afin de donner corps à ce projet, ils ont établi une liste de “Cynthia” et décidé de les contacter et de solliciter leur participation. Cette entreprise épistolaire les a menés vers des directions inattendues et imprévisibles.
>>> voir le site
«Phantasmagoria: Specters of Absence »
2007/2009
2 pièces «réactivées»: «lisetta, and co» trépieds, miroirs gravés, eau / «encore un effort» papier, résistance électrique
artistes : Christian Boltanski, jim Cambell, Michel Delacroix, Laurent Grasso, Jeppe Hein, William Kentridge…
organisation: ICI,
curateur: José Roca
exposition itinérante: Colombie, hawai, Caroline du nord, Floride, Californie, Kansas
« un pour cent »
« La disposition légale française dite du « 1 % artistique » institue la création d’œuvres d’artistes-plasticiens contemporains associés à la création architecturale publique. »
Lors de la nuit des musée, éclairage de 1% d’une cimaise et dépose d’un volume en béton équivalent à 1% de l’espace vide à la base de cette même cimaise.
2006, musée de la lunette, morez, jura
«luxe de luxe»
(liliane en malaisie)
artistes : Helen Pynor, Hayati Mokhtar, Carmen Mariscal, Katrin Fridriks, Natacha Horn, Erik Dietman, Michel Delacroix.
Avenue K. Kuala Lumpur. Malaisie, 2004
« anamorphoses »
mdlx & gilles pennneac’h
installation sur le parvis du musée de la lunette
2004, morez, jura

«… qui nous noue»
exposition: «bingo» galerie Thaddaeus Ropac. Paris. 2002
«… qui nous noue», dispositif interactif, instaure un lien ludique entre la caméra et le sujet filmé, puis entre le spectateur et l’image montrée. Par sa présence et sa participation le spectateur devient ainsi acteur indispensable de l’exposition.




































